Allaiter – bon pour bébé, bon pour vous

L’allaitement donne à votre bébé le meilleur départ possible et est aussi bon pour vous. On recommande que l’allaitement soit la seule source de nourriture de votre bébé pendant ses six premiers mois. Vous pouvez continuer d’allaiter pendant deux ans ou plus. 

L’allaitement fait plus que simplement nourrir votre bébé. Il s’agit d’un contact intime et chaleureux qui aide à créer un lien spécial entre vous et votre bébé. Ce confort aide votre bébé à grandir et à se développer. 

Le lait maternel ou de poitrine – Le superaliment naturel par excellence 

Le lait maternel ou de poitrine fournit presque tout ce dont votre bébé a besoin pour bien grandir et être en santé. 

Le lait maternel ou de poitrine : 

  • est ce que bébé digère le plus facilement; 
  • est toujours disponible et prêt – aucune préparation requise; 
  • contient tous les nutriments, calories et liquides dont votre bébé a besoin pour grandir et se développer; 
  • change avec le temps pour répondre aux besoins de votre bébé qui grandit; 
  • aide à protéger votre bébé contre les infections des poumons, des oreilles et de l’estomac; 
  • aide à prévenir les allergies, le diabète, l’eczéma, certains cancers et l’obésité; 
  • peut réduire le risque de syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN)

Votre bébé allaité n’a pas besoin d’eau, de jus, de boissons gazeuses, d’eau sucrée, de céréales, de lait maternisé ni de tout autre aliment. Le seul supplément que vous devez donner à votre bébé durant ses six premiers mois de vie est une dose quotidienne de vitamine D. Après six mois, vous pouvez continuer d’allaiter et commencer à introduire les aliments solides

Le saviez‑vous? 

Le vaccin contre la COVID-19 est sans danger si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. 

Les données probantes démontrent que les anticorps sont transmis par le placenta, le cordon ombilical et le lait maternel ou de poitrine et protègent votre bébé contre cette infection. Si vous n’êtes toujours pas vacciné, consultez la page sur le vaccin contre la COVID-19 de la province du Manitoba pour obtenir de plus amples renseignements et savoir où vous pouvez vous faire vacciner. 

Pourquoi allaiter est bon pour vous 

  • L’allaitement aide votre corps à se rétablir de l’accouchement. Vous aurez moins de saignements et l’allaitement aide votre utérus à reprendre sa taille normale. 
  • Il peut vous protéger contre le cancer du sein, le cancer des ovaires et l’ostéoporose plus tard dans la vie. 
  • L’allaitement peut retarder le retour de vos règles et être utilisé temporairement comme moyen de régulation des naissances. C’est ce que l’on appelle la méthode d’allaitement et d’aménorrhée (MAMA). L’allaitement signifie que votre corps produit du lait maternel ou de poitrine et l’aménorrhée signifie que vous n’avez pas de règles. Les hormones d’allaitement peuvent empêcher votre corps de libérer des ovules. Vous ne pouvez pas tomber enceinte si vous ne libérez pas d’ovules. Cependant, la MAMA n’est efficace que si : 
    • votre bébé a moins de six mois; 

ET 

  • votre bébé est allaité exclusivement (pas de préparation pour nourrissons ni d’autre type de liquide ou d’aliment); 

ET 

  • vos règles ne sont pas revenues. (Cela signifie que vous n’avez pas eu de saignements vaginaux pendant 2 jours consécutifs ou plus, sans compter les saignements pendant les 2 premiers mois suivant l’accouchement.) 

La MAMA est inefficace si les trois éléments ci-dessus ne sont pas présents. Parlez à votre fournisseur de soins de santé pour savoir si la MAMA vous convient. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez la page Web sur la MAMA de l’Alberta (en anglais seulement). 

Plus vous allaitez longtemps, plus votre bébé et vous en retirerez des bienfaits. L’allaitement est recommandé par : 

  • Santé Canada, 
  • la Société canadienne de pédiatrie, 
  • les Diététistes du Canada, 
  • le Comité canadien pour l’allaitement. 

L’allaitement peut être facile, mais vous pourriez aussi avoir besoin de plus de temps pour bien le maîtriser. Personne ne le vit de la même façon et il peut parfois nécessiter un peu de pratique. C’est parfaitement normal. Demandez de l’aide à votre infirmière, votre médecin ou votre sage-femme, si vous en avez besoin, pendant que vous êtes encore au centre de naissance ou à l’hôpital. 

Après votre retour à la maison, vous pouvez demander de l’aide à votre infirmière de la santé publique, votre sage-femme, votre spécialiste en allaitement, votre fournisseur de soins primaires, un gardien du savoir, un centre de santé ou un pédiatre d’un poste de soins infirmiers. 

Consultez tous nos renseignements sur l’allaitement ici

Ressources en allaitement 

  • Assistance téléphonique pour l’allaitement : 
  • Dial-a-Dietitian – Service de consultation de diététistes (en anglais seulement) 
    • Si vous avez des questions sur la nutrition ou l’alimentation, appelez le Service de consultation de diététistes du Manitoba au 204 788-8248 ou au 1 877 830-2892 (sans frais). 

Vous trouverez plus de renseignements en ligne sur l’allaitement sur les sites suivants : 

Références : 

Pourquoi donner de la vitamine D?

Tous les bébés ont besoin de vitamine D pour que leurs os et leurs dents se développent bien. Les bébés qui n’en ont pas assez peuvent souffrir de rachitisme, une maladie douloureuse qui se caractérise par des os qui s’amollissent, de sorte qu’ils risquent de plier et de se fracturer facilement. 

De quelle quantité de vitamine D mon bébé a-t-il besoin? 

  • Tous les bébés allaités et nourris aux préparations pour nourrissons ont besoin d’une dose quotidienne de 400 UI de vitamine D. 
  • Votre fournisseur de soins de santé pourrait recommander une dose quotidienne de 800 UI. Une quantité supérieure peut être nocive pour votre bébé. 

Comment la vitamine D est-elle administrée? 

La vitamine D pour bébé vient sous différentes formes. Les instructions pour l’administration de chacune diffèrent. 

Pipette (400 UI par 1 mL) : 

  1. Retirez la pipette de la bouteille. Utilisez uniquement la pipette fournie dans la bouteille de vitamine D. 
  2. Pincez la pipette par le haut, puis remettez-la dans la bouteille. 
  3. Relâchez-la lentement et laissez le liquide monter jusqu’à la ligne recommandée, ce qui correspond à 400 UI de vitamine D. 
  4. Faites couler doucement le liquide dans la bouche du bébé. 
  5. Rincez la pipette avant de la remettre dans la bouteille. 
  6. Ne donnez pas plus que deux pipettes (2 mL) par jour. 
Une bouteille de vitamine D de couleur ambre et une pipette

Gouttes (400 UI par goutte) : 

  1. Retirez le bouchon. 
  2. Renversez la bouteille. En quelques secondes, une goutte tombera d’elle-même. Ne secouez pas la bouteille. 
  3. Déposez 1 goutte (400 UI) sur votre mamelon ou au bout d’un doigt propre. Laissez votre bébé téter pendant au moins 30 secondes. 
  4. Ne donnez pas plus que deux gouttes par jour. 
vitamin d drops
vitamin d drops

Rangez la bouteille à la verticale et à la température de la pièce. 

Gardez-les hors de la portée de votre enfant. 

Pour obtenir plus de renseignements, consultez cette brochure sur l’administration de gouttes de vitamine D aux bébés

Si vous avez des questions sur la nutrition ou l’alimentation, appelez le Service de consultation de diététistes du Manitoba au 204 788-8248 à Winnipeg ou au 1 877 830-2892

La vitamine K chez les nouveau-nés

Qu’est-ce que la vitamine K? 

Notre corps a besoin de vitamine K pour former des caillots et arrêter le saignement. Notre apport en vitamine K provient des aliments que nous consommons, tels que les légumes à feuilles vertes, le poisson, la viande et les œufs. 

Pourquoi mon nouveau-né a-t-il besoin de vitamine K? 

Les bébés ont de très petites réserves de vitamine K à la naissance. S’ils n’en ont pas assez pour former des caillots, ils peuvent avoir des saignements ininterrompus. Des saignements internes ou externes peuvent se produire, y compris dans le cerveau, en tout temps jusqu’à l’âge de 6 mois. 

Comment administre-t-on la vitamine K aux bébés? 

Les nouveau-nés peuvent recevoir la vitamine K de deux façons : 

  • par une seule injection dans la cuisse dans les 6 heures suivant la naissance; 
  • par trois doses administrées par voie orale : l’une lors de la première tétée, une autre à l’âge de 2 à 4 semaines et une troisième à l’âge de 6 à 8 semaines. Il est important d’administrer les trois doses. 

La Société canadienne de pédiatrie recommande que les médecins et les fournisseurs de soins de santé administrent de la vitamine K par injection aux nouveau-nés. La vitamine K administrée par voie orale n’est pas aussi efficace que par injection. Le bébé l’absorbe moins bien et son effet n’est pas aussi long. Les bébés qui reçoivent la vitamine K par voie orale risquent davantage de développer une carence en vitamine K, ce qui peut provoquer des saignements entre les deux premières semaines et les six premiers mois qui suivent la naissance. 

L’injection de vitamine K est-elle sans danger? 

Oui, l’injection de vitamine K est sans danger. Elle n’a pas d’effets secondaires. Une rougeur, une enflure ou une douleur au site d’injection peut se manifester. 

Mon bébé ne peut-il pas obtenir de la vitamine K par le lait maternel (ou lait humain)? 

Le lait maternel (ou lait humain) contient très peu de vitamine K. Les bébés qui sont seulement allaités n’en obtiendront donc pas assez. Même les bébés qui prennent des préparations lactées présenteront de très faibles taux de vitamine K pendant plusieurs jours. 

Qu’en est-il de la douleur de l’injection? Mon bébé est tellement petit! 

Pour réduire la douleur, tenez votre bébé pendant l’injection de vitamine K. Vous pouvez aussi essayer de l’allaiter pour le réconforter. Pour plus de conseils sur la réduction de la douleur, consultez Gestion de la douleur lors de la vaccination : enfants

Renseignements supplémentaires de la Société canadienne de pédiatrie 

Lignes directrices sur la prophylaxie à la vitamine K chez les nouveau-nés 

Ressources 

Révisé par le comité d’étude du fœtus et du nouveau-né de la Société canadienne de pédiatrie (SCP) 

Reproduit avec l’autorisation de la Société canadienne de pédiatrie 

Traitement de la mastite 

La mastite est une inflammation douloureuse des tissus mammaires qui peut affecter un parent qui allaite ou qui tire son lait exclusivement. La mastite peut se manifester par de la douleur, de l’enflure, de la chaleur et de la rougeur sur le sein. Elle peut vous fatiguer ou vous épuiser. Le parent peut continuer d’allaiter son bébé jusqu’à la guérison complète. 

Symptômes de mastite 

  • Rougeur, chaleur ou enflure du sein ou de la poitrine 
  • Bosse sensible dans le sein ou sur la poitrine 
  • Boursouflure du mamelon ou ampoule du mamelon 
  • Symptômes de la grippe comme la fièvre (plus de 38 °C), frissons et courbatures 

Causes de la mastite 

La mastite est le plus souvent causée par une production excessive de lait (hyperlactation) du fait que le parent tire son lait trop souvent ou prend des médicaments qui servent à augmenter la production de lait. L’hyperlactation amène le tissu mammaire à exercer une pression sur les canaux lactifères ce qui peut les boucher et causer un engorgement et de l’inflammation. D’autres situations peuvent entraîner une mastite, comme le fait de sauter des tétées, une mauvaise prise du sein ou de la poitrine par le nourrisson, une coupole de tire-lait mal ajustée ou la prise récente d’antibiotiques Dans certains cas, le caractère inflammatoire de la mastite peut favoriser une infection (mastite bactérienne) ou produire un abcès (collecte de liquide et de pus sous la peau). 

Comment puis-je traiter une mastite? 

Ce qu’il faut faire 

  • Allaiter ou tirer le lait comme d’habitude. 
  • Allaiter dans la position habituelle. 
  • Appliquer des compresses froides. 
  • Effectuer délicatement un massage lymphatique. Pour en savoir plus, consultez cette vidéo
  • Prendre de l’ibuprofène (AdvilMD ou MotrinMD) ou du naproxène (AleveMD) au besoin. 
  • Porter un soutien-gorge de maintien confortable. 
  • Demander à votre fournisseur de soins de santé de vous prescrire une crème à base de stéroïdes pour les boursouflures de mamelon. 

À éviter 

  • Allaiter ou « vider le sein » plus souvent, car cela peut favoriser l’inflammation ou l’enflure. 
  • Adopter des positions non recommandées comme la position de la louve. 
  • Appliquer de la chaleur. 
  • Pousser sur la bosse ou utiliser une brosse à dents électrique ou vibrante. 
  • Appliquer une solution d’eau salée (saline), d’huile de ricin ou d’autres produits topiques. 
  • Porter un soutien-gorge serré ou avec armatures. 
  • Pincer la boursouflure du mamelon. 

Si vous aviez l’habitude de compresser votre poitrine avant la grossesse, vous avez peut-être déjà arrêté en raison de la sensibilité croissante de votre poitrine pendant la grossesse. Le port de vêtements plus amples et plus souples qu’une camisole de compression pour la poitrine pendant l’allaitement peut favoriser la production de lait et réduire le risque d’infection comme une mastite. 

Conseils pour les parents 

  • Pour parvenir à vous reposer, demandez à des amis ou des membres de la famille de vous aider.  
  • Si votre mastite persiste malgré l’application des recommandations ci-dessus et que vous avez commencé à avoir des symptômes de la grippe il y a plus de 24 heures, appelez votre fournisseur de soins de santé. 

« J’ai toujours entendu dire qu’il faut vider les seins ou la poitrine en cas de mastite… Est-ce que cette recommandation a changé? » 

Voici la nouvelle recommandation : Si vous devez quitter votre bébé ou si vous tirez exclusivement votre lait, essayez de n’exprimer que la quantité de lait dont votre bébé a besoin et pas plus. Si vous avez besoin d’aide pour allaiter votre bébé, communiquez avec votre infirmière de la santé publique, votre gardien du savoir, votre sage-femme ou votre fournisseur de soins de santé. 

Auparavant, on pensait que le fait de « vider les seins ou la poitrine » plus souvent traitait les symptômes de la production excessive. Les nouveaux résultats issus de la recherche (publiés en 2022) révèlent que cela favorise l’engorgement et l’excès de production. Le fait de vider plus souvent les seins (avec un tire-lait ou par l’allaitement) ne contribue qu’à augmenter la production et à aggraver l’inflammation. 

Prévention de la mastite 

  • Allaitez le bébé uniquement s’il semble avoir faim. Assurez-vous qu’il est en bonne position et prend bien le sein ou la poitrine
  • Si l’allaitement vous inquiète, demandez de l’aide sans tarder. Consultez la page intitulée Ressources pour l’allaitement – Parenting in Manitoba
  • Ne tirez le lait que si votre bébé n’est pas avec vous ou si vous prévoyez lui donner un biberon au lieu de l’allaiter. 
  • Si vous tirez votre lait exclusivement, n’en tirez pas plus que la quantité correspondant aux besoins du bébé. 
  • Si vous utilisez un tire-lait, réglez-le à la pression la plus confortable et tirez votre lait pendant 10 à 15 minutes. Assurez-vous que la coupole que vous utilisez vous convient
  • Portez un soutien-gorge bien ajusté, sans armature. Il doit être suffisamment serré, mais pas trop. 

Pourquoi ai-je cette impression que mes seins ou ma poitrine vont exploser? 

  • Il est fréquent que les seins ou la poitrine se gonflent de lait durant les premiers jours. Ils sont lourds et sensibles et donnent une impression de plénitude. C’est ce que l’on appelle l’engorgement. Vous pourriez le confondre avec la mastite. 
  • L’engorgement peut aussi survenir plus tard si vous sautez des tétées. 
  • Heureusement, l’engorgement ne dure généralement que quelques jours. 

Ressources 

Références 

Comment l’identité de genre se développe-t-elle chez l’enfant? 

Reproduit avec l’autorisation de la Société canadienne de pédiatrie 

L’identité de genre désigne le sentiment profond et intime qu’une personne a d’elle-même. Les enfants commencent à comprendre et à exprimer leur identité de genre très tôt dans la vie. 

Cet article explique comment l’identité de genre se développe généralement et comment les parents et les aidants peuvent promouvoir le développement sain et l’expression de l’identité chez les enfants. Il importe de se rappeler que chaque enfant est unique et qu’il peut se développer à un rythme différent. 

Ce que nous entendons par genre : Quelques définitions utiles 

Sexe à la naissance : À la naissance des enfants, le sexe est attribué en fonction des organes génitaux externes. Un enfant qui a un pénis est dit de sexe masculin. Un enfant qui a une vulve est dit de sexe féminin. Un enfant né avec une anatomie reproductive ou sexuelle qui ne correspond pas à la description de « féminin » ou de « masculin » est appelé enfant intersexué. 

Identité sexuelle : L’identité de genre est « ce que vous savez être ». Il importe de savoir que l’identité de genre est variée. L’identité de genre d’une personne peut être masculine, féminine, non binaire (ni entièrement masculine ni entièrement féminine) ou autre. 

Expression de genre : Il s’agit de la manière dont vous présentez votre genre aux autres, que ce soit par votre comportement, vos vêtements, votre coiffure, le nom que vous choisissez d’utiliser, etc. L’expression de genre pourrait ou non refléter l’identité de genre. 

Orientation sexuelle : Il s’agit de l’attirance sexuelle ou émotionnelle que l’on ressent pour une autre personne. 

Personne transgenre :  Lorsque l’identité de genre d’une personne ne correspond pas au sexe qui lui a été attribué à la naissance, on utilise le terme générique de « transgenre » (souvent abrégé en « trans »). Par exemple, un enfant né avec des organes génitaux féminins pourrait s’identifier comme un garçon. Un enfant pourrait également dire qu’il n’est ni un garçon ni une fille, mais simplement « lui-même », parce qu’il ne veut pas que ses caractéristiques sexuelles définissent qui il est. 

Personne bispirituelle : Certaines cultures et certains peuples autochtones utilisent le terme « bispirituel » pour désigner une personne qui s’identifie comme ayant un esprit à la fois masculin et féminin. La bispiritualité peut inclure l’identité culturelle, spirituelle, sexuelle et (ou) de genre. 

Dysphorie de genre : Décrit le niveau d’inconfort ou de détresse qui peut se manifester lorsqu’il y a une disparité entre le genre vécu par une personne et le sexe qui lui a été attribué à la naissance. Certains enfants transgenres et de diverses identités de genre n’éprouvent aucun désarroi par rapport à leur corps, tandis que d’autres pourraient exprimer un profond malaise. Ce désarroi pourrait s’accentuer à la puberté, lorsque le corps commence à se transformer. 

Les jeunes enfants pourraient exprimer leur genre très clairement. Par exemple, ils pourraient dire : « Je suis une fille, pas un garçon! », « Je ne suis pas votre fille, je suis votre fils. » 

Les enfants pourraient également exprimer leur genre par le biais de leurs : 

  • vêtements ou coiffure; 
  • choix de jouets, de jeux et de sports; 
  • relations sociales, y compris le genre des amis; 
  • nom ou surnom préférés. 

N’oubliez pas que l’expression de genre est différente de l’identité de genre. Vous ne pouvez pas présumer de l’identité de genre d’un enfant selon son expression de genre (par exemple, son choix de jouets, de vêtements ou d’amis). 

Voici ce à quoi vous pouvez généralement vous attendre à différents âges : 

  • De 2 à 3 ans : 
    • Vers l’âge de 2 ans, les enfants sont conscients des différences entre les garçons et les filles. 
    • À l’âge de 3 ans, la plupart des enfants peuvent s’identifier comme étant un « garçon » ou une « fille ». Ce terme pourrait correspondre ou non au sexe qui leur a été attribué à la naissance. 
  • De 3 à 5 ans : 
    • L’identité de genre que se donnent certains enfants reste stable, tandis que d’autres pourraient se présenter tantôt comme un « garçon », tantôt comme une « fille » (parfois même dans la même journée). C’est une exploration normale et saine. 
    • En grandissant, les enfants sont de plus en plus conscients des attentes ou des stéréotypes liés au genre. Par exemple, ils pourraient penser que certains jouets sont réservés aux filles ou aux garçons. 
    • Certains enfants pourraient exprimer leur genre de manière très forte. Par exemple, un enfant pourrait passer par une phase où il insiste pour porter une robe tous les jours ou refuse de porter une robe même lors d’occasions spéciales. 
    • Bien que de nombreux enfants de cet âge aient une identité de genre stable, celle-ci pourrait changer plus tard dans la vie. 
  • De 6 à 7 ans : 
    • De nombreux enfants commencent à réduire les expressions extérieures de genre à mesure qu’ils se sentent plus confiants du fait que les autres reconnaissent leur genre. Par exemple, une fille pourrait ne pas se sentir obligée de porter une robe tous les jours parce qu’elle sait que les autres la voient comme une fille, quoi qu’elle porte. 
    • Les enfants qui estiment que leur identité de genre est différente du sexe qui leur a été attribué à la naissance pourraient éprouver une anxiété sociale accrue parce qu’ils veulent être comme leurs camarades, mais se rendent compte qu’ils ne ressentent pas la même chose. 
  • À partir de 8 ans : 
    • La plupart des enfants continueront à s’identifier au sexe qui leur a été attribué à la naissance. 
    • Les préadolescents et les adolescents continuent à développer leur identité de genre dans le cadre d’une réflexion personnelle et avec l’aide de leur environnement social, comme les pairs, la famille et les amis. 
    • Certains comportements stéréotypés pourraient apparaître. Vous remarquerez peut-être que votre adolescent ou préadolescent s’efforce de « mettre en valeur » ou de « dissimuler » certains changements physiques. 
    • Au début de la puberté, certains jeunes pourraient se rendre compte que leur identité de genre est différente du sexe qui leur a été attribué à la naissance. 
    • Comme l’identification de genre de certains enfants pourrait changer, en particulier à la puberté, les familles sont encouragées à ne pas exclure d’options pour leur enfant. 


Certains enfants traversent une période de résistance aux attentes de la société en matière de genre. Rappelez-vous que l’expression de genre et l’identité de genre sont deux choses différentes. La façon dont vous vous exprimez ne définit pas nécessairement votre genre. 

Les enfants se portent mieux lorsque leurs parents ou les personnes qui s’occupent d’eux leur montrent qu’ils sont aimés et acceptés pour ce qu’ils sont.  Le fait de décourager votre enfant d’exprimer son genre peut lui faire ressentir de la honte. Faites preuve d’un soutien inconditionnel. Ce faisant, vous ne lui définissez pas un genre, mais vous acceptez simplement qui il est et ce qu’il ressent. 

Pour de nombreux enfants, cette phase fait partie de l’exploration normale de l’identité de genre. Personne ne peut vous dire si l’identité ou l’expression de genre de votre enfant changera avec le temps. Ce que les enfants ont le plus besoin de savoir, c’est que vous les aimerez et les accepterez lorsqu’ils arriveront à comprendre leur place dans le monde. Chez les enfants plus âgés, vous pouvez également les préparer en douceur à d’éventuelles réactions négatives de la part d’autres enfants, par exemple en jouant un jeu de rôle sur la meilleure façon de réagir avec assurance aux taquineries. 

Diversité de genre Les enfants expriment leur genre différemment de ce que la société attend d’eux. Par exemple, un garçon qui veut porter des robes pourrait être considéré comme ayant une diversité de genre. Les attentes de la société en matière de genre changent constamment et varient selon les cultures et les époques. 

Le soutien des parents est essentiel! 

  • Aimez votre enfant pour ce qu’il est. 
  • Parlez avec votre enfant de l’identité de genre. Dès que votre enfant est capable de dire des mots comme « fille » et « garçon », il commence à comprendre ce qu’est le genre. 
  • Posez-lui des questions! C’est un excellent moyen d’entendre les idées de votre enfant sur le genre. 
  • Lisez avec votre enfant des livres qui parlent des différentes façons d’être un garçon, une fille ou d’avoir une autre identité de genre. 
  • Ne faites pas pression sur votre enfant pour qu’il change ce qu’il est. 
  • Trouvez des occasions de montrer que les personnes de diverses identités de genre et les personnes transgenres existent et appartiennent à de nombreuses communautés qui les apprécient et les aiment. 
  • Demandez aux enseignants de votre enfant comment ils soutiennent l’expression de genre et ce qu’ils enseignent sur l’identité de genre à l’école. 
  • Sachez qu’un enfant qui s’inquiète de son genre peut présenter des signes de dépression, d’anxiété et de manque de concentration. Il pourrait ne pas vouloir aller à l’école. 
  • Soyez conscient des problèmes potentiellement négatifs auxquels votre enfant pourrait être confronté. Faites savoir à votre enfant que vous voulez être informé de tout acte de harcèlement ou d’intimidation à son égard. 
  • Si vous êtes préoccupé par la santé émotionnelle de votre enfant, parlez-en à son médecin de famille, à son pédiatre, à son prestataire de soins de santé mentale ou à d’autres professionnels spécialisés dans les soins aux enfants transgenres et de diverses identités de genre. 
  • Certains parents ont du mal à accepter que l’identité de genre de leur enfant soit différente du sexe qui lui a été attribué à la naissance. Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas à chercher de l’aide supplémentaire en consultant des sites Web, des ressources imprimées, des groupes de soutien ou des prestataires de soins de santé mentale. Voir la liste des ressources supplémentaires ci-dessous. 


La diversité de genre n’est pas le résultat d’une maladie ou d’un style parental. Ce n’est pas parce qu’on laisse son enfant jouer avec des poupées ou des camions. 

Si votre enfant présente une diversité de genre, il peut vivre une vie heureuse et saine. Obtenez le soutien d’autres parents d’enfants présentant une diversité de genre ou parlez à un professionnel de la santé mentale spécialisé dans les soins aux enfants transgenres et de diverses identités de genre (s’il y en a dans votre communauté). Les familles autochtones peuvent s’adresser à un ancien ou à un chef bispirituel. Voir les ressources supplémentaires énumérées ci-dessous. 

Bibliographie 

Livres pour les parents  

  • The Transgender Child: A Handbook for Parents and Professionals Supporting Transgender and Nonbinary Children (mise à jour, 2022) par Stephanie Brill et Rachel Pepper 
  • Transitions of the Heart: Stories of Love, Struggle and Acceptance by Mothers of Transgender and Gender Variant Children (2012) édité par Rachel Pepper 
  • Parenting Trans and Non-Binary Children: Exploring Practices of Love, Support and Everyday Advocacy (2022) par Mikulak Magdalena 

Ressources familiales du Manitoba : 

Rainbow Resource Centre 

Ressources en ligne : 

Comment prendre soin de votre enfant pendant la saison des virus respiratoires 

Voir son enfant malade peut être inquiétant. Sachez quels sont les symptômes à surveiller, comment prendre soin de l’enfant à la maison et dans quelles circonstances il faut consulter. Tous ces aspects sont importants pour les Soins des enfants! Au service d’urgence, la priorité est toujours accordée aux patients les plus malades. Les patients dont l’état est moins grave doivent attendre. 

Selon les symptômes de votre enfant, vous pourrez en prendre soin à la maison ou obtenir de l’aide plus rapidement au cabinet de votre médecin, à une clinique sans rendez-vous ou de soins d’urgence, à un poste de soins infirmiers ou à un centre de santé. Examinez les symptômes de rhume et de grippe ci-dessous pour déterminer si votre enfant a besoin d’aller à l’urgence. 

Urgent Non urgent 
Problèmes respiratoires 
  • détresse respiratoire, difficulté à respirer, respiration plus rapide que d’habitude
  • teint pâle et lèvres bleutées 
  • respiration sifflante, ne réagit pas aux médicaments 
  • congestion nasale et toux 
  • respiration légèrement sifflante, réagit aux médicaments, aucune difficulté à respirer 
Fièvre 
  • enfant de moins de trois mois 
  • troubles du système immunitaire ou problèmes de santé chroniques 
  • l’enfant est difficile à réveiller ou est excessivement fatigué 
  • fièvre continue depuis cinq à sept jours 
  • raideur du cou avec vomissements et somnolence 
  • incapacité de marcher ou faiblesse dans les bras ou les jambes 
  • fièvre causant une éruption cutanée 
  • enfant de plus de 3 mois, en santé et vacciné 
  • chez les enfants qui se portent généralement bien 
  • la fièvre seule ne nécessite pas une visite à l’urgence
  • enfant de moins de trois mois 

  • enfant de moins de trois mois 
  • vomissements répétés et incapacité de garder des liquides 
  • signes de déshydratation (pas de larmes, bouche sèche ou enfoncement de la fontanelle) ou aucune évacuation d’urine depuis 12 heures 
  • vomissements avec du sang 
  • vomissements ou diarrhée moins de trois ou quatre fois par jour 
  • diarrhée continue après une « grippe intestinale » pouvant durer jusqu’à deux semaines 
  • consultez un médecin s’il y a du sang dans la diarrhée ou si vous avez récemment voyagé à l’étranger 

Vous ne savez pas où aller?  

Pour de plus amples renseignements, consultez le site : soinscommunsmb.ca

Vaccination 

Tous les enfants au Manitoba âgés d’au moins six mois peuvent recevoir les vaccins contre la COVID et la grippe. En gardant la vaccination de vos enfants à jour, vous aidez à prévenir la maladie. Il y a beaucoup d’endroits dans la province où ils peuvent se faire vacciner, et nous offrons une carte en ligne pour vous aider à trouver un endroit qui vous convient. 

Prenez rendez-vous immédiatement sur les sites manitoba.ca/respiratoryviruses/index/fr ou Protect Our People MB

Fièvre 

La fièvre n’est pas dangereuse. Il s’agit d’une réaction normale du corps qui aide à lutter contre les infections. Des températures plus élevées ne signifient pas que l’infection est plus grave, et une fièvre sans autre symptôme ne nécessite pas d’attention médicale pour la plupart des enfants. 

Il n’est pas nécessaire de traiter la fièvre avec des médicaments. Rafraîchissez votre enfant en l’habillant avec des vêtements légers, en lui offrant davantage à boire et en gardant la pièce fraîche. 

* Les enfants de moins de trois mois et ceux ayant des troubles de santé chroniques devraient voir un médecin s’ils font de la fièvre. Consultez la page Fièvre chez l’enfant : ce qu’il faut savoir et quand obtenir de l’aide

Petite dose de prévention, grande protection! 

Une maison : Rester à la maison – Gardez les enfants malades à la maison pour ralentir la propagation. 

Une main et des gouttes d’eau : Lavage des mains – Apprenez à vos enfants à se laver les mains avec du savon pendant au moins 20 secondes. 

Une personne qui tousse dans un mouchoir : Toux – Toussez ou éternuez dans votre coude. 

Un masque : Masques – Envisagez de porter un masque dans les endroits intérieurs où il y a beaucoup de monde

Besoin d’un conseil?  

Le personnel infirmier de Health Links – Info Santé peut vous aider en tout temps. Téléphonez au 204 788-8200 ou au 1 888 315-9257

En cas d’urgence, appelez le 911 ou le numéro de vos services d’urgence locaux. 

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Comment prendre soin de votre enfant pendant la saison des virus respiratoires 

Vous songez à devenir enceinte? Prenez de l’acide folique 

Saviez-vous que la prise d’un supplément d’acide folique au moins trois mois avant la grossesse peut contribuer à prévenir un grave problème de santé chez votre bébé, appelé une anomalie du tube neural? Une anomalie du tube neural est un grave problème de santé qui touche le cerveau et la moelle épinière de votre bébé. La prise d’un supplément d’acide folique peut contribuer à prévenir les anomalies du tube neural chez votre bébé. La plupart des anomalies du tube neural apparaissent au cours des quatre premières semaines de la grossesse, souvent avant même que vous sachiez que vous êtes enceinte. C’est pourquoi les femmes qui pourraient devenir enceintes (adultes et adolescentes) devraient prendre quotidiennement une multivitamine contenant 0,4 mg d’acide folique. 

Qu’est-ce que l’acide folique? 

L’acide folique (également nommée folate ou folacine) est une vitamine B. Certaines céréales, certains légumes verts (épinards et brocoli), certaines viandes (foie) et certaines légumineuses (lentilles et haricots) sont riches en acide folique. Même si on en trouve dans ces aliments, il peut être difficile d’obtenir assez d’acide folique simplement par le régime alimentaire. Le folate est essentiel au développement normal de la colonne vertébrale, du cerveau et de la boîte crânienne de votre bébé, surtout pendant les quatre premières semaines de grossesse. Il contribue au bon développement du tube neural de votre bébé pendant la grossesse et assure une protection contre les anomalies du tube neural. Il peut également réduire le risque d’autres problèmes, tels qu’une fente labiale et palatine, des anomalies cardiaques ou des anomalies des voies urinaires. 

Qu’est-ce que le tube neural? 

Le système nerveux central du bébé commence à se développer au début de la grossesse. Dès lors, une plaque neurale se forme, qui finit par s’enrouler et devenir le tube neural. Une extrémité du tube neural constitue le cerveau et le reste, la moelle épinière. D’ordinaire, à la sixième semaine de grossesse, les ouvertures du tube neural se ferment. 

Qu’est-ce qu’une anomalie du tube neural? 

Les anomalies du tube neural se produisent lorsque l’une des ouvertures de la moelle épinière ne se ferme pas correctement en début de grossesse. Elles sont responsables du spina-bifida ou de l’anencéphalie. Le spina-bifida se produit lorsque la colonne vertébrale ne se développe pas normalement, tandis que l’anencéphalie résulte d’une formation anormale du cerveau et du crâne. Les anomalies du tube neural s’observent chez trois à quatre bébés pour 10 000 naissances au Canada. 

À quel moment une anomalie du tube neural se produit-elle? 

Les anomalies du tube neural se forment de 25 à 29 jours après la conception, avant même que bien des femmes sachent qu’elles sont enceintes. C’est pourquoi il est important pour les femmes de commencer à prendre des suppléments d’acide folique au moins trois mois avant de devenir enceintes. 

Quelle quantité d’acide folique faut-il prendre? 

La plupart des femmes en bonne santé devraient compléter leur régime par une dose quotidienne de 0,4 mg (400 microgrammes) d’acide folique. En règle générale, on en trouve dans les multivitamines. Vous pourriez avoir besoin d’une dose plus élevée de supplément si : 

  • vous ou votre partenaire avez une anomalie du tube neural; 
  • vous avez des antécédents familiaux d’anomalie du tube neural (frère ou sœur, parent et cousin); 
  • vous êtes atteinte de diabète, d’épilepsie, d’une maladie hépatique avancée ou d’une maladie inflammatoire de l’intestin; 
  • vous avez subi un pontage gastrique; 
  • vous avez des antécédents de consommation abusive d’alcool; 
  • vous avez déjà eu un nourrisson vivant ou mort-né ayant une anomalie du tube neural. 

Si vous n’êtes pas certaine de la dose qui vous convient, parlez-en à votre fournisseur de soins de santé

Si vous êtes déjà enceinte, il est bon de continuer de prendre une multivitamine contenant de l’acide folique ou des vitamines prénatales tout au long de votre grossesse. 

Existe-t-il un test pour savoir si votre bébé a une anomalie du tube neural? 

Deux tests permettent de déceler les anomalies du tube neural au deuxième trimestre de grossesse : 

  • Un test sanguin qui mesure le taux d’une protéine, l’« alpha-fœtoprotéine » ou AFP, dans le sang de la mère. D’ordinaire, on effectue ce test entre 16 et 18 semaines de grossesse. 
  • Un examen échographique détaillé de la tête et de la colonne vertébrale du bébé, généralement effectué entre 17 et 20 semaines de grossesse. 

Ces tests ne nuisent pas au bébé et permettent de déceler les anomalies du tube neural chez la plupart des bébés. 

Reproduit avec la permission de Soins de nos enfants (cps.ca) 

Références 

Est-ce le rhume, la grippe ou la COVID-19? 

Qu’est-ce qu’un rhume? 

Le rhume est le plus souvent causé par des rhinovirus, une maladie qui touche le nez, la gorge et les sinus. Les symptômes du rhume sont généralement légers et se traduisent souvent par un nez qui coule ou une congestion nasale. Il existe de nombreux virus du rhume. Votre enfant peut donc contracter de huit à dix rhumes par année. 

Qu’est-ce que la grippe (influenza)? 

La grippe est une infection respiratoire causée par les virus de l’influenza. Au Manitoba, la saison de la grippe commence généralement à l’automne et dure jusqu’au printemps. Les symptômes sont généralement plus graves que ceux d’un simple rhume et peuvent comprendre une forte fièvre soudaine, des courbatures, une fatigue extrême, un mal de gorge et une toux sèche. Les jeunes enfants peuvent également avoir des nausées et des maux d’estomac. 

Qu’est-ce que la COVID-19? 

La COVID-19 est causée par le virus SARS-CoV-2, qui fait partie de la famille des coronavirus. La plupart des personnes infectées par le virus souffrent d’une maladie respiratoire légère à modérée. Certaines peuvent tomber gravement malades et nécessiter des soins médicaux. La COVID-19 peut engendrer des symptômes semblables à ceux d’un rhume ou d’une grippe. 

Comment se propage le rhume, la grippe ou la COVID-19? 

Le rhume, la grippe et la COVID-19 sont tous causés par des virus (germes). Ces infections se propagent d’une personne à une autre lorsque les germes s’introduisent par la bouche, le nez ou les yeux. Elles peuvent se produire quand vous : 

  • toussez; 
  • éternuez; 
  • donnez des baisers; 
  • tenez la main d’une personne; 
  • touchez des mouchoirs souillés, des jouets et d’autres surfaces. 

Signes et symptômes courants du rhume, de la grippe et de la COVID-19 

Symptômes courants*rhumegrippeCOVID-19
Fièvre et (ou) frissons 
Maux de tête 
Douleurs musculaires ou corporelles 
Fatigue ou faiblesse 
Mal de gorge 
Nez qui coule ou congestion nasale 
Éternuements 
Toux 
Essoufflement ou difficulté à respirer 
* Les symptômes peuvent varier en fonction des nouvelles variantes de COVID-19 et du statut vaccinal. 

Adapté à partir du document Common Symptoms of a Cold, the Flu and COVID-19 – The National Institute on Aging (en anglais seulement). 

Que devrais-je faire si je pense que mon enfant a le rhume, la grippe ou la COVID-19? 

  • Le rhume, la grippe et la COVID-19 sont tous causés par des virus. Ces infections durent de quelques jours à quelques semaines et disparaissent sans traitement. Les antibiotiques n’aideront pas. 
  • Si votre enfant est malade, vous devriez le garder dans le confort de la maison. 
  • Les enfants atteints de maladies chroniques ou de cancer et ceux qui prennent des médicaments susceptibles d’affaiblir le système immunitaire devraient communiquer avec leur médecin s’ils présentent des symptômes de la grippe ou de la COVID-19. 
  • Pour savoir quand vous devriez emmener votre enfant chez le médecin, cliquez ici

Conseils pour soulager votre enfant malade : 

  • Veillez à ce qu’il se repose et boive beaucoup. 
  • Faites-le gargariser avec de l’eau tiède salée pour soulager un mal de gorge. 
  • Si votre enfant a une fièvre, habillez-le avec des vêtements légers et enlevez toutes les couvertures supplémentaires. Pour maîtriser la fièvre, consultez notre page : Fièvre chez l’enfant : ce qu’il faut savoir et quand obtenir de l’aide
  • Pour en savoir plus sur les médicaments contre la fièvre, la toux et le rhume et les vaporisateurs nasaux médicamenteux, consultez la page suivante : Médicaments en vente libre pour les enfants
  • Le rhume, la grippe et la COVID-19 ne peuvent pas être traités avec des antibiotiques. Ces derniers ne devraient être utilisés que lorsque les enfants développent des infections bactériennes, comme une infection de l’oreille ou une pneumonie. 
  • Utilisez des gouttes nasales salines (eau salée) pour soulager la congestion nasale. Si votre nourrisson a de la difficulté à téter parce qu’il a le nez bouché, utilisez des produits de succion nasale, comme un aspirateur nasal ou une poire nasale. Utilisez des gouttes nasales d’eau saline ou un vaporisateur nasal d’eau saline si le mucus est très épais. Le vaporisateur pénètre bien dans les voies nasales, alors il peut être plus convivial et plus efficace que les gouttes. 
  • Essayez un humidificateur à vapeur froide. Il peut faciliter la respiration avec un nez bouché. Veillez à nettoyer et à sécher l’humidificateur pour éviter la formation de bactéries ou de moisissures. 

Avec l’autorisation de l’Hospital for Sick Children. Remarque : Le canal hôte peut proposer d’autres vidéos (p. ex. YouTube et Vimeo). Ces recommandations peuvent être basées sur votre historique de recherche et d’autres facteurs. Le gouvernement du Manitoba n’a aucun contrôle sur ces recommandations et n’est pas responsable du contenu présenté. 

Comment diagnostique-t-on le rhume, la grippe ou la COVID-19? 

  • Pour diagnostiquer un rhume ou une grippe, votre fournisseur de soins de santé examinera votre enfant et se renseignera sur ses symptômes. Il peut également prendre un échantillon dans son nez et sa gorge pour dépister le virus de l’influenza si votre enfant est atteint d’un trouble médical grave comme le cancer ou s’il est admis à l’hôpital. 
  • Pour plus d’information sur le test de dépistage de la COVID-19, consultez la page COVID-19 – Conseils en matière de dépistage et de traitement – Gouvernement du Manitoba

Comment prévenir la propagation du rhume ou de la grippe? 

  • Si votre enfant présente les symptômes d’une infection respiratoire, suivez les conseils de la santé publique pour limiter la propagation des virus. 
  • Assurez-vous que votre enfant reçoit tous les vaccins recommandés, y compris ceux contre la grippe saisonnière et la COVID-19. Le vaccin contre la grippe est sécuritaire pour tout enfant de plus de six mois, et on recommande que votre enfant le reçoive chaque année. 
    • Il est également important que les parents, les membres de la famille et les autres personnes qui s’occupent de votre enfant soient vaccinés contre la grippe afin d’éviter sa propagation. 
  • Pour en savoir plus sur les maladies respiratoires évitables par la vaccination, consultez le site manitoba.ca/respiratoryviruses/index.fr
  • Après avoir toussé, éternué ou s’être essuyé le nez, vous devez laver vos mains et celles de votre enfant. Pour en savoir plus, consultez le document Hygiène des mains – Gouvernement du Manitoba
    • Chantez la chanson préférée de votre enfant pendant qu’il se lave les mains pour vous assurer qu’il les frotte assez longtemps. 
  • Toussez et éternuez à l’intérieur de votre coude ou dans un mouchoir plutôt que dans vos mains. Enseignez à votre enfant à en faire de même! Pour en savoir plus, consultez le document suivant : Couvrez-vous la bouche et le nez pour tousser et éternuer – Gouvernement du Manitoba
  • Si votre enfant est malade, gardez-le à la maison afin d’éviter de transmettre des germes. 
  • Apprenez à votre enfant à ne pas partager des objets susceptibles d’être contaminés par des germes, comme les tasses et les ustensiles. 

Pour plus d’information : 

La consommation d’alcool : connaître les faits 

Bien des gens boivent de l’alcool occasionnellement pour se détendre, socialiser ou faire la fête. Certains consomment de l’alcool parce qu’ils pensent que cela les aide à gérer leurs problèmes de santé mentale et le stress de la vie. 

Conseils de sécuri 

Si vous consommez de l’alcool pour composer avec le stress, l’anxiété, la dépression ou d’autres symptômes liés à la santé mentale, mieux vaut obtenir d’autres types de soutien. Parlez-en à un fournisseur de soins de santé. Si vous n’avez pas de fournisseur de soins de santé, l’outil Trouver un médecin peut vous aider. 

Consultez également nos renseignements sur la santé mentale et le bien-être

Contactez la ligne d’assistance manitobaine en matière de dépendances au 1 855 662-6605 si : 

  • votre consommation d’alcool vous préoccupe; 
  • l’alcool nuit à votre famille ou à vos relations interpersonnelles. 

Bien que la consommation d’alcool soit très répandue, aucune quantité d’alcool n’est sécuritaire lors d’une grossesse. Tous les types d’alcool sont dangereux, y compris le vin et la bière. La consommation d’alcool peut nuire à la santé, à l’apprentissage, aux relations interpersonnelles, aux enfants et au rôle parental.

L’alcool et la fertilité 

L’alcool peut : 

  • diminuer la production et la qualité des spermatozoïdes; 
  • diminuer la libido; 
  • causer des troubles érectiles; 
  • réduire la fertilité. 

Conseils de sécurité 

  • Quand vous planifiez une grossesse, mieux vaut ne pas boire du tout d’alcool parce que vous pouvez en fait être enceinte et ne pas le savoir jusqu’à 4 à 6 semaines. À ce moment-là, le cerveau de votre bébé à naître est déjà en train de se développer. Il se peut que vous soyez en train d’exposer votre bébé à l’alcool sans le vouloir. 
  • Si vous ne saviez pas que vous étiez enceinte, arrêter ou diminuer toute consommation le plus tôt possible est le choix le plus sécuritaire. Si vous décidez de continuer à boire de l’alcool malgré les risques, buvez-en le moins possible. 
  • Cesser de boire de l’alcool peut être difficile, plus particulièrement si vous essayez aussi de diminuer votre consommation d’autres substances. Bien que l’alcool, les cigarettes et le cannabis soient toutes des substances nocives pour votre bébé à naître, l’alcool est la pire de toutes et celle que vous devriez arrêter en premier. 
  • Si vous trouvez difficile d’arrêter de boire de l’alcool, discutez avec votre fournisseur de soins de santé des meilleurs moyens d’arrêter. Pour connaître d’autres options de soutien, consultez la page du gouvernement du Manitoba sur la prévention de l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF)

L’alcool et la grossesse 

Lorsque vous êtes enceinte, votre bébé à naître est relié à vous par le placenta. Le placenta envoie au fœtus en développement ce que vous mangez, buvez et respirez. 

Si vous buvez de l’alcool pendant votre grossesse, celui-ci est transmis à votre bébé par le placenta. Les organes du bébé sont en développement et ne peuvent pas assimiler l’alcool comme vous le pouvez. La consommation d’alcool pendant la grossesse peut causer des dommages permanents au cerveau et à la moelle épinière du bébé. On ne connaît aucune quantité d’alcool qui soit sécuritaire pendant la grossesse. 

Le saviez‑vous? 

  • Boire de l’alcool à n’importe quel moment de la grossesse est dangereux pour votre bébé. 
  • Votre consommation d’alcool pendant la grossesse aura des conséquences sur votre bébé pour toute sa vie. 
  • La consommation d’alcool peut causer l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). 
  • La consommation d’alcool pendant la grossesse peut également causer le syndrome de sevrage néonatal (SSN). 
    • Les bébés exposés à de la drogue ou à de l’alcool pendant la grossesse peuvent présenter des symptômes de sevrage après la naissance (SSN) tels que des tremblements, de l’irritabilité, une alimentation insuffisante, de la diarrhée, des vomissements, des troubles du sommeil et des crises d’épilepsie. 
    • Pour de plus amples renseignements, consultez : Le syndrome de sevrage néonatal (en anglais seulement) de Stanford Children’s Health.

L’alcool et l’allaitement 

Lorsque vous buvez de l’alcool, il passe dans votre lait maternel ou de poitrine. Le choix le plus sûr est de ne pas boire d’alcool si vous allaitez, car : 

  • boire de l’alcool diminue votre montée de lait (vos seins peuvent mettre plus de temps à libérer votre lait); 
  • boire de l’alcool peut entraîner une diminution de la production de lait (contrairement aux mythes urbains, boire de l’alcool n’augmente pas votre production de lait. C’est la quantité que boit votre bébé qui détermine votre production de lait); 
  • les bébés peuvent ne pas aimer le goût du lait maternel ou de poitrine contenant de l’alcool, ce qui les amènerait à moins boire de lait; 
  • les très jeunes bébés ont des organes qui ne sont pas développés ce qui rend très difficile pour eux d’éliminer l’alcool dans leur corps; 
  • l’alcool peut affecter le sommeil de votre bébé. 

Combien de temps l’alcool reste-t-il dans votre lait? 

Il faut environ 2 à 3 heures pour éliminer un verre d’alcool de taille standard de votre corps. 

La rapidité avec laquelle votre corps élimine l’alcool dépend de : 

  • la quantité d’alcool que vous avez bue; 
  • la rapidité avec laquelle vous l’avez bue; 
  • si vous avez mangé ou pas; 
  • votre poids; 
  • la rapidité avec laquelle votre corps élimine l’alcool. 

Dois-je tirer et jeter mon lait après avoir bu une boisson alcoolisée? 

Non. Tandis que la présence d’alcool diminue dans le sang, elle diminue aussi dans votre lait (l’alcool ne reste pas dans votre lait). Tirer et jeter son lait, boire beaucoup d’eau, se reposer ou boire du café n’augmentera pas la rapidité avec laquelle votre corps élimine l’alcool. 

Puis-je allaiter et boire de l’alcool de temps en temps? 

Les personnes qui allaitent et qui boivent occasionnellement de l’alcool devraient continuer à allaiter, car les bienfaits l’emportent sur les risques. Voici quelques façons de rendre l’allaitement plus sûr pour votre bébé : 

  • Il est préférable de planifier à l’avance si vous allez prendre un verre : 
  • Si vous prévoyez de prendre un verre, limitez-vous à un verre d’alcool de taille standard par période de 24 heures. 
  • Buvez de l’alcool après avoir allaité (pas avant). 
  • Attendez de 2 à 3 heures entre chaque verre avant d’allaiter de nouveau afin que l’alcool ait le temps de s’éliminer de votre lait et de votre corps. 
  • Invitez votre partenaire à limiter sa consommation d’alcool pour vous soutenir.

Le saviez‑vous? 

Les boires des bébés sont plus rapprochés pendant les trois premiers mois et les poussées de croissance. Ce sont de bons moments pour limiter votre consommation d’alcool. 

Pour de plus amples renseignements sur l’alcool et l’allaitement, consultez la brochure La consommation d’alcool et l’allaitement de Meilleur départ

L’alcool et le rôle parental 

Vous pouvez protéger vos enfants et leur inculquer des attitudes saines vis-à-vis de l’alcool en buvant avec modération. Consultez les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada

Les parents qui boivent de l’alcool doivent être conscients des risques que cela pose pour leurs enfants. En voici quelques-uns : 

Empoisonnement 

  • Les enfants ne doivent pas consommer d’alcool, car cela pourrait les rendre très malades et les exposer à un risque d’empoisonnement. 
  • Les jeunes enfants courent un plus grand risque d’empoisonnement en raison de leur taille et de leur poids. 
  • Les enfants peuvent confondre les boissons contenant de l’alcool avec des boissons ordinaires (punch, jus de fruits, barbotines, Jell-O, boissons gazeuses, etc.) de sorte que les boissons alcoolisées ne doivent jamais être laissées sans surveillance. 

Conseils de sécuri 

Gardez l’alcool et les produits contenant de l’alcool (rince-bouche, cosmétiques, solutions de nettoyage, etc.) hors de la vue et de la portée des enfants, si possible dans une armoire verrouillée. 

Que faire si vous pensez que votre enfant a avalé de l’alcool 

Appelez le 911 ou le numéro de vos services d’urgence locaux si votre enfant : 

  • a de la difficulté à respirer ou respire lentement; 
  • fait une crise d’épilepsie; 
  • est très somnolent ou ne se réveille pas. 

Allez au service d’urgence ou au poste de soins infirmiers si votre enfant : 

  • vomit; 
  • fait des pitreries ou des étourderies; 
  • a de la difficulté à respirer; 
  • a des problèmes de coordination (démarche instable); 
  • est extrêmement somnolent ou ne se réveille pas. 

En cas de doute, appelez le Centre antipoison du Manitoba (en anglais seulement) au 1 855 776-4766, ou Health Links–Info Santé au 204 788-8200 ou au numéro sans frais 1 888 315-9257 pour obtenir des conseils. 

Prendre soin de vos enfants 

La consommation de l’alcool peut : 

  • altérer votre niveau d’attention, de décision et de réaction aux urgences; 
  • modifier votre comportement, par exemple vous rendre agressif, en colère, triste ou somnolent; 
  • affecter votre capacité à répondre aux besoins de votre enfant et à assurer sa sécurité. Vous pourriez ne pas vous rendre compte si votre enfant : 
    • est en danger et s’il nécessite des soins médicaux. Sous l’influence de l’alcool, vous ne pourrez pas conduire pour obtenir des soins pour votre enfant; 
    • a besoin de réconfort; 
    • montre des signes de faim; 
    • a besoin de votre attention, de jouer et d’apprendre. 

Conseils de sécuri 

Protégez votre enfant en ayant toujours une personne sobre pouvant s’occuper de votre enfant. 

Conduite avec facultés affaiblies 

L’alcool affecte votre jugement et votre capacité à conduire. Il ne faut jamais conduire en état d’ébriété. Soyez au fait de la loi (en anglais seulement) et ayez toujours un conducteur désigné. 

Si vous n’arrivez pas à réduire votre consommation d’alcool ou à arrêter de boire de l’alcool, parlez-en à votre fournisseur de soins de santé. 

Ressources